Et maintenant passons aux choses sérieuses. Le
marathon approche.
http://www.sportnat.com/100km/conseils/gestion_marathon.html
La préparation
§1
-remettre en question: recommencer comme au début, repartir à
zéro
-assister à quelque chose
-être en effervescence: être agité, excité
-dompter: maîtriser
§2
-avant tout: surtout, essentiellement
-une allure: un rythme
-un axe prioritaire: une priorité, une ligne de comportement
prioritaire
-se familiariser avec: s'habituer à
§3
-les allures doivent être fixées (une allure)
§4
-à la lettre: littéralement, très précisément
-piéger: pousser à faire une erreur
-se paye (pas 'sa')
§5
-cogner: frapper, heurter
-s'épuiser: se terminer
-dès lors: à partir de maintenant
§6
-un écueil: un obstacle
-tour à tour: alternativement
-somme toute: finalement
-hors du commun: exceptionnel
-quel que soit le temps / le résultat
-se bercer d'illusions: se faire des illusions, avoir des illusions
Le marathon est une épreuve mythique.
§1 Il impose
l’humilité à ceux qui le courent, et qui savent qu’à chaque
tentative, il faut tout remettre en question. Il inspire le
respect et l’admiration à ceux qui aux bords des routes assistent à
ce spectacle si particulier. Chaque année, la planète marathon
est en effervescence. De l’athlète de haut niveau au coureur
plus occasionnel, chacun va essayer de dompter cette épreuve dont il
est si difficile de maîtriser tous les paramètres.
§2 Pour
mieux appréhender une course qui se résume avant tout à une bonne
gestion des allures, quelques règles simples sont à mettre en
application, avant, pendant et même après la course. En ce qui
concerne l’entraînement, le travail à vitesse spécifique est un axe
prioritaire. Il permet de se familiariser avec les allures de
compétition. La répétition de ces séances clés, doit amener le
coureur à parfaitement connaître et maîtriser le rythme de course.
§3 Il faut
absolument éviter l’erreur d’un départ trop rapide, trop coûteux en
réserve énergétique, qui va impliquer une fin de course difficile,
synonyme bien souvent de contre performance. Une expérience qui sur
ce genre d’épreuve de longue durée peut être douloureuse.
Cette phase finale de la préparation est aussi le moment qui doit
permettre de définir la stratégie de course. Les temps de passage,
les allures doivent être fixées avec précision en fonction de
l’objectif visé, des dernières sensations à l’entraînement.
§4 Le jour
J, il faut appliquer à la lettre ou plutôt à la seconde, la tactique
définie au préalable. Qui n’a pas, au départ d’une course, été piégé
par des sensations trompeuses qui l’ont emmené sur des rythmes trop
élevés ? Sur marathon, ce genre d’erreur se paye au prix
fort.
§5 Pas
question donc de se laisser guider par autre chose que le
chronomètre. La patience est une des qualités premières du
marathonien. Jusqu’au tiers de la course, au moins, il ne faut rien
changer. Respecter scrupuleusement les temps de passage et
s’efforcer de s’économiser le plus longtemps possible. Cette
stratégie doit permettre d’éviter de «cogner le mur». Expression qui
symbolise bien ce que le coureur ressent au moment où ses réserves
glucidiques s’épuisent et que ses forces diminuent. Cela s’explique
par le fait que pour les raisons énoncées précédemment, le carburant
du muscle essentiellement composé , dès lors, de lipides, ne permet
pas de soutenir une allure élevée.
§6 Si votre
sagesse vous a permis de surmonter cet écueil, les derniers
kilomètres seront alors un subtil mélange où se succèderont tour à
tour, la douleur d’un effort somme toute hors du commun (quelque
soit le temps réalisé) et ce plaisir si particulier et si difficile
à décrire que l’on ressent à mesure que la ligne d’arrivée se
rapproche. La fierté d’être allé au bout, la joie
procurée par un record amélioré viendront alors récompenser des
semaines d’effort et d’investissement. Quel que soit le
résultat, inutile de se bercer d’illusion. Que l’on ait juré de ne
plus jamais recommencer ou que l’on se délecte à l’avance de la
prochaine aventure, il faudra faire preuve d’humilité.
§7 Cette
course, et c’est là tout son charme, ne livre jamais tous ses
secrets.
Bruno Heubi - Avril 2002 |