Les dossiers définitifs des candidatures de
Paris, New York, Moscou, Londres et Madrid
seront ce soir entre les mains du CIO[i].
La capitale française, forte d'un énorme soutien
populaire - comme nous le révélons -, entend[ii]
garder
la pole position.
DESORMAIS[iii]
, le vrai match peut commencer ! Ce soir à
minuit, le Comité international olympique (CIO)
aura en mains les versions définitives des
dossiers de candidature de Paris, New York,
Moscou, Londres et Madrid. Plus aucun changement
n'est possible. En février et mars prochains, la
commission d'évaluation du CIO se rendra dans
chacune des villes pour vérifier sur place la
faisabilité des projets.
Chaque dossier sera alors noté. Tout[iv]
comme en mai dernier, quand le CIO avait placé
Paris en tête, avec une longueur d'avance sur
Madrid, et bien davantage sur Londres et New
York. Le dossier de Moscou apparaissait déjà
comme le plus faible de tous.
Se méfier de soi-même
Alors, Paris, nettement battue la dernière fois
par Pékin pour les Jeux de 2008, est-elle
réellement favorite pour l'organisation de ceux
de 2012 ? Oui, sans aucun doute. Mais, d'ici au
6 juillet 2005 à Singapour, date à laquelle les
120 membres du CIO désigneront la ville hôte,
les obstacles ne vont pas manquer. Les coups non
plus. Paris devra se méfier de la qualité
exceptionnelle du dossier espagnol et d'un pays
tout entier mobilisé aux côtés de son roi,
ancien athlète olympique, bien décidé à user de
toute son influence. La capitale française devra
craindre la stratégie agressive de Londres et le
sens des affaires des New-Yorkais. Mais Paris
devra surtout se méfier de lui-même. Sans une
adhésion massive et festive des Parisiens et des
Franciliens, le projet (garanti à hauteur de 2,5
milliards d'euros par l'Etat, 1,3 milliard par
la Ville de Paris et 1 milliard par la région
Ile-de-France) perdrait une grande partie de ses
chances. Dans le plus grand secret, le CIO
réalise des études dans chacune des cinq villes
en lice[v]
pour
« tester » la population. De son côté, Paris
2012 fait de même. Le sondage dont nous vous
révélons en exclusivité les résultats prouve que
les Français se rangent massivement derrière une
candidature qui n'est pas destinée à participer,
mais à gagner.
[i]
c'est le Comité Olympique
[iii]
à partir de maintenant