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Anne ne devait pas arriver avant une semaine. Je profitais de ces derniers jours de vraies vacances. Nous avions loué la villa pour deux mois, mais je savais que dès l’arrivée d’Anne la détente complète ne serait plus possible. Anne donnait aux choses un contour, aux mots un sens que mon père et moi laissions volontiers échapper. Elle posait les normes du bon goût, de la délicatesse et l’on ne pouvait s’empêcher de les percevoir dans ses retraits soudains, ses silences blessés, ses expressions. C’était à la fois excitant et fatigant, humiliant en fin de compte car je sentais qu’elle avait raison. |
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Updated
September 19, 2006