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L'EXPRESSION DE LA CONCESSION, DE L'OPPOSITION ET DE LA RESTRICTION
Rappel de définitionsTexte: THEYS
Bien que son nom soit inconnu de la plupart des Français, il est un village dans les Alpes dauphinoises dont le nom fait éclore en mon âme des images de douceur et de beauté: Theys. Malgré les recherches qui ont été faites depuis longtemps, personne ne peut affirmer l'étymologie certaine de ce nom. Plusieurs hypothèses ont été avancées. Pour moi, il me plaît d'évoquer la racine grecque theos et par conséquent de le nommer à titre personnel «le village des dieux», quoi que puissent en penser des puristes plus avertis.
C'est un village de montagne, simple et vrai. Bien qu'il soit situé au pied des pistes de ski, les touristes ne le fréquentent guère. Alors que depuis bien longtemps plus personne ne vient chercher de l'eau à la fontaine, celle-ci, toute fleurie de géraniums, reste quand même au centre de la place du village; le bruit joyeux de l'eau qui retombe en cascade est souvent couvert par les rires des enfants qui viennent tremper une main dans la vasque ou lancer un petit bateau. En faisant leurs courses, quelques femmes bavardent. Ce moment, si court soit-il, donne vie à la petite place. Trois fois par jour, le clocher de l'église égrène encore les rythmes de l'Angélus sans que personne n'ait encore trouvé à se plaindre de réveils en carillon. Quelques glas isolés viennent régulièrement troubler le silence habituel des jours de semaine, ne serait-ce que pour rappeler à la population que l'on vit et que l'on meurt encore dans ce village apparemment si calme.
Les saisons ont beau se dérouler, la vie moderne a beau s'intensifier tout autour, le mouvement du village reste identique à ce qu'il était il y a quelques années. A la boulangerie, on s'arrête toujours ne serait-ce que pour sentir l'odeur des gros pains « bûcherons» à peine sortis du four. Le boulanger, si fatigué soit-il et quelle que soit l'heure de la fin de sa fournée, se tient toujours sur le pas de sa porte, pour échanger quelques propos avec les clients que sa femme sert dans le magasin.
Si la boulangerie reste un lieu hautement convivial, comme autrefois, en revanche l'épicerie en prenant une allure plus moderne est devenue plus anonyme. À la place de l'épicière ronde et souriante, se trouvent maintenant des piles de paniers en plastique rouge que chaque client saisit au passage en se refermant ensuite pendant tout le temps de ses achats dans son monde intérieur de besoins, de manques, et d'acquisitions rapides. Au lieu d'acheter comme il y a quelques années une belle laitue toute fraîche provenant du jardin voisin, il se contentera d'une salade calibrée roulée dans une feuille de plastique.
Si espacés que puissent être mes séjours dans ce village, je sais que ma maison lointaine plantée sur ses contreforts, vit pleinement, même en mon absence. Je sais que chaque printemps la comble de fleurs nouvelles, de chants d'oiseaux et de parfums encore inconnus. Le rosier qui grimpe le long de la façade grandit d'année en année et fleurit toujours lors de ma venue en été, ne serait-ce que pour me souhaiter la bienvenue après une longue route.
Pendant les nuits d'été, lorsque le ciel scintille de toutes ses constellations, lorsque l'ombre de la montagne se profile sur la blanche lumière de la lune et que seul le cri de la chouette et la chanson des grillons troublent le silence des nuits étoilées, je pense que, quoi qu'il arrive, cette maison restera pour moi un havre de paix, de repos et de verdure. Devrais-je un jour m'en séparer, sa présence et sa vie resteraient gravées en moi et dans le coeur de mes amis les plus chers devenus chaque année les hôtes attendus groupés joyeusement à la veillée autour d'un bon feu dans la cheminée.
Il y a, dans les Alpes dauphinoises, un village qui s'appelle Theys. Personne ne peut affirmer l'étymologie certaine de son nom. Peut-être que la racine vient du mot grec «theos» et le nom signifierait alors «le village des dieux».
C'est un village de montagne, simple mais que les touristes ne fréquentent pas. Au centre du village, il y a une fontaine. Personne ne vient y chercher de l'eau aujourd'hui, mais les enfants aiment y lancer leurs petits bateaux.
Il y a une église qui a un clocher qui égrène encore plusieurs fois par jour les rythmes de l'Angélus. Les glas troublent régulièrement le silence et rappellent à la population que l'on vit et que l'on meurt, même dans ce petit village très calme.
La vie quotidienne au village reste identique à ce qu'elle était il y a quelques années. La boulangerie embaume toujours de l'odeur des pains à peine sortis du four. Le boulanger pétrit le pain lui-même et sa femme le vend.
Mais le monde moderne approche. L'épicerie a une allure plus moderne, mais plus anonyme, avec des piles de paniers en plastique rouge. Il y a quelques années, c'était possible d'acheter une belle laitue toute fraîche provenant du jardin voisin. Aujourd'hui, le client devra se contenter d'une salade roulée dans une feuille de plastique.
Bien que notre écrivain soit absent du village, il sait qu'au printemps le village est plein de fleurs, de chansons d'oiseaux et de parfums. Le rosier grimpe le long de la façade et fleurit pour lui souhaiter la bienvenue quand il arrive.
En été, lorsque l'écrivain est dans sa maison, il pense qu'elle restera toujours pour lui un havre de paix. S'il fallait qu'il s'en sépare, sa présence et sa vie resteraient gravées en lui ainsi que dans le coeur de ses amis les plus chers.
[Je pense qu'il est écrivain des annonces publicitaires à la télévision. En Angleterre, les annonces du pain, sont comme ça! - Rédacteur].Questions or more information, please contact Alistair Mills alistair.mills@btinternet.com
Updated 3 November 2005
Avec des questions ou pour plus d'information, contacter Alistair Mills alistair.mills@btinternet.com
Dernière mise à jour le 3 novembre 2005